A LA MEMOIRE DE NOS ENFANTS

PIECE DE THEATRE  » MISS BALTHAZAR »

jouée le 9 octobre 2021 à Roiffé

La troupe : Des parents endeuillés se sont lancé le défi de jouer à la mémoire de leurs enfants partis trop tôt.

Nous vous proposons d’entrer dans l’univers de cette immeuble avec une histoire, un cocktail d’émotions et d’humour, mêlant fiction et réalité mais aussi un message d’espoir rappelant que tout est possible.

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Je m’appelle Miss Balthazar. Je suis une bâtisse, une grande maison, une structure multi-étage, un immeuble quoi… Je me suis donnée le nom de miss Balthazar car celui qui est à l’origine de ma construction s’appelle Jean Balthazar, enfin s’appelait. Je vis là depuis très longtemps. J’ai vu beaucoup de gens passer dans mon hall et dans ma rue. J’ai vu des gens se rencontrer, copiner, se disputer, s’aimer, chanter. Mais il y eu ce weekend, ce fameux weekend où j’ai vu arriver plusieurs parents. Si je le pouvais, j’écrirais mes mémoires. J’ai tellement de choses à raconter. Des choses tristes, des choses gaies, des choses marrantes. Quelquefois, j’ai envie de pleurer ou de rire jusqu’aux larmes. Mais je ne peux pas, je ne suis qu’un immeuble. Je compris à la fin les raisons pour lesquelles les parents étaient là. Je compris qu’ils avaient basculé dans un autre monde face à l’inimaginable. Je ne pourrai jamais les oublier. Je ne pourrai jamais oublier leur force d’avancer malgré tout en gardant l’espoir, car vivre sans espoir, c’est cesser de vivre. Et quand on choisit l’espoir, tout devient possible… D’autres locataires se sont installés pour y vivre leur vie. Mais cette année-là restera la plus intense.

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« LA VIE EST UN VOYAGE »

C’est comme un grand bateau, on y monte un jour et on en descend sans retour.

Sur ce bateau, il y a des surprises, des joies, des malheurs…
Quand on naît, on embarque sur ce bateau.

Nous rencontrons d’abord nos parents.

Et puis, un jour, ils descendent pour ne plus remonter, nous laissant face à nous même avec une profonde tristesse.
Certains n’ont jamais la chance de connaître leurs parents et restent toute leur vie dans l’incompréhension.
Puis, au cours du voyage, il peut y avoir les frères et sœurs, les cousins et cousines que nous aimons très fort et qui peuvent descendre avant nous.

Nous éprouvons alors un grand vide mêlé à la peine.
Nous rencontrons les amis. Des belles histoires naissent et puis certains quittent le navire. Nous ne comprenons pas toujours pourquoi les gens que nous aimons nous laissent voyager seul à un certain moment.
Dans ce voyage, pour beaucoup, nous avons la joie de donner naissance.

Nos chers enfants nous comblent de bonheur.

Mais il peut arriver que la vie nous les arrache,

nous laissant dans une douleur incommensurable.

Ils descendent du bateau pour ce non retour